Précédent Sommaire Suivant



Saratte

Bonsoir messieurs, c'est la police.

Saratte au bureau

Mon nom est Jean-Claude Saratte, je suis inspecteur divisionnaire à la police judiciaire de la préfecture de police à Paris. Et en plus de mes activités normales de police judiciaire, il m'échoit de m'occuper également de la police des carrières souterraines de Paris.

Un policier

Voilà, c'est bon.

Saratte

C'est bon pour nous aussi. A toi maintenant.

Saratte au bureau

Depuis le 2 novembre 1955, le préfet de police de l'époque a pris un arrêté interdisant la circulation et la pénétration à l'intérieur de ces carrières souterraines.

En plus de cette contravention des gens qui descendent, peut venir de greffer éventuellement des délits connexes. Par exemple un démurage ça coûte quinze mille francs et deux mois de prison avec sursis.

Saratte

Attend, attend ! Chut chut chut chut. Ecoutez-là...

Ouais, c'est bon, c'est bon, c'est bon !

Et hop hop hop hop hop hop !

Saratte

Bien, jeunes gens, ça vous coûte trois cent cinquante francs, chacun bien entendu. Ca vous apprendra à venir traîner vos guêtre où il faut pas. C'est verbotten maintenant les carrières. C'est interdit. Z'avez compris ? Et puis ça fait déjà un sacré bout de temps. La prochaine fois, vous passerez la nuit au poste et on s'arrangera bien pour vous trouver quelque chose à vois reprocher.

Saratte au bureau

On assiste donc à des gens qui descendent en carrière pour agresser les autres promeneurs, ou visiteurs, ou "cataphiles" puisqu'il faut employer le mot à la mode. Heu... quand ça n'est qu'agresser c'est pas trop grave mais parfois ça va un peu plus loin : c'est voler avec violence, avec des coups qui sont portés. Y a même des affaires criminelles. Il y a effectivement eu des affaires de viols de mineurs en carrières.


Précédent Sommaire Suivant