Mon nom est Jean-Claude Saratte, je suis inspecteur divisionnaire à la police
judiciaire de la préfecture de police à Paris. Et en plus de mes activités
normales de police judiciaire, il m'échoit de m'occuper également de la police
des carrières souterraines de Paris.
Un policier
Voilà, c'est bon.
Saratte
C'est bon pour nous aussi. A toi maintenant.
Saratte au bureau
Depuis le 2 novembre 1955, le préfet de police de l'époque a pris un arrêté
interdisant la circulation et la pénétration à l'intérieur de ces carrières
souterraines.
En plus de cette contravention des gens qui descendent, peut venir de greffer
éventuellement des délits connexes. Par exemple un démurage ça coûte quinze
mille francs et deux mois de prison avec sursis.
Bien, jeunes gens, ça vous coûte trois cent cinquante francs, chacun bien
entendu. Ca vous apprendra à venir traîner vos guêtre où il faut pas. C'est
verbotten maintenant les carrières. C'est interdit. Z'avez compris ? Et puis ça
fait déjà un sacré bout de temps. La prochaine fois, vous passerez la nuit au
poste et on s'arrangera bien pour vous trouver quelque chose à vois reprocher.
Saratte au bureau
On assiste donc à des gens qui descendent en carrière pour agresser les autres
promeneurs, ou visiteurs, ou "cataphiles" puisqu'il faut employer le mot à la
mode. Heu... quand ça n'est qu'agresser c'est pas trop grave mais parfois ça va
un peu plus loin : c'est voler avec violence, avec des coups qui sont portés.
Y a même des affaires criminelles. Il y a effectivement eu des affaires de viols
de mineurs en carrières.